Bonjour,
Cette splendide fin d'été ensoleille la rentrée littéraire : elle est abondante, ce qui n'est pas nouveau, mais aussi riche et variée.
Pour reprendre les bonnes habitudes, nous vous communiquons les premières "perles" découvertes parmi les nouvelles parutions (d'autres suivront).
Il y a, bien sûr, le deuxième livre traduit de Carlos Ruiz Zafon, l'auteur de L'Ombre du vent, tant attendu. Mais aussi les romans de Samuel Benchetrit, d'Armel Job, de Marie N'Diaye, de Lionel Shriver, de Delphine de Vigan...
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et de vos propres découvertes !
Et, pour rappel, nos soirées littéraires commencent le 15 septembre, avec la rencontre de deux nouveaux romanciers : Gérard de Sélys et Antoine Davio. Une première chez Papyrus : chacun des deux auteurs présentera le livre de l'autre.
Bonnes lectures !
Cliquez sur les titres pour voir la critique complète :
- Le jeu de l'ange (Carlos Ruiz Zafon) :
« Attendu avec impatience par les innombrables admirateurs de L'Ombre du vent, le Zafon nouveau est arrivé ! (...) Plongé dans l'atmosphère de Barcelone dans les années vingt, le lecteur retrouve l'ambiance de L'Ombre du vent et l'écriture baroque et foisonnante de son auteur, à mi-chemin entre Eugène Sue et Charles Dickens. » - Le coeur en dehors (Samuel Benchetrit) :
« Charly Traoré, le narrateur, est un gamin de onze ans, vif, intelligent, sensible : en parsemant son récit de multiples digressions sur sa cité, ses copains, sa mère, Chopin ou Verlaine, il nous raconte sa journée. Une journée particulière, puisque sa mère adorée a été, le matin, embarquée par la police, vraisemblablement parce que ses papiers ne sont pas en règle (elle est Malienne). Tout cela se passe au coeur d'une cité de la banlieue parisienne. (...) » - Tu ne jugeras point (Armel Job) :
« Un enfant de treize mois disparaît, dans cette banlieue tranquille, pendant que sa mère fait ses courses dans un magasin. Le juge qui mène l'enquête souhaite autant éviter les conclusions hâtives que l'excitation des médias. La mère est une femme sans histoire, qui élève courageusement ses quatre enfants dans une maison modeste. Mais son témoignage, presque trop parfait, finit par intriguer le juge. Se pourrait-il que la vérité soit différente ? La mère serait-elle coupable ? (...) » - Trois femmes puissantes (Marie N'Diaye) :
« "Trois femmes puissantes" n'est pas un roman linéaire mais une suite de trois récits, entre lesquels courent des fils ténus, et au centre de chacun de ces mini-romans se trouve une femme; trois histoires, trois femmes : Nora, Fanta et Khady Demba. (...) D'une écriture limpide et maîtrisée où l'angoisse plane, (la menace est symbolisée par la figure de l'oiseau, à la manière de Hitchcock), l'angoisse qui ronge les personnages gagne peu à peu le lecteur. » - Les saisons de la solitude (Joseph Boyden) :
« Après "Le Chemin des Ames", Joseph Boyden nous éblouit une nouvelle fois avec son nouveau livre "Les saisons de la solitude". Il entremêle dans ce récit les voix de deux personnages. Celle de Will, ancien pilote, plongé dans le coma dont l'esprit erre dans les méandres de sa mémoire et celle de sa nièce, Annie, qui lui rend visite chaque jour, parle d'elle, de sa famille et de sa soeur, Suzanne, qui a disparu sans laisser de trace. (...) » - La cité sans murailles (Tobias Hill) :
« Ben Mercer, jeune archéologue diplômé d'Oxford s'enfuit de l'Angleterre à la suite d'un divorce douloureux et se réfugie dans sa chère Grèce, où il trouve un petit boulot dans un grill miteux de la banlieue d'Athènes. Fasciné par Sparte, cité à laquelle il consacre sa thèse, il est stupéfait de découvrir un jour, attablé au restaurant un de ses collègues oxfordiens, Eberhard Sauer, en route pour un chantier de fouilles sur le site de... Sparte. (...) » - Les heures souterraines (Delphine de Vigan) :
« Une journée ordinaire, un 20 mai où les vies de Mathilde et de Thibault, deux inconnus dans la ville, deux inconnus l'un à l'autre, basculent tout simplement parce qu'ils n'en peuvent plus. Mathilde, qui élève seule ses trois enfants, est au bout du rouleau ce jour-là car depuis des mois, elle est usée par l'attitude de Jacques, son chef dans la multinationale qui l'emploie. (...) » - La légende de nos pères (Sorj Chalandon) :
« Marcel Frémaux, ancien journaliste, est devenu biographe familial. Il était jeune lors du décès de son père, Pierre Frémaux, trop jeune pour comprendre les rares confidences de cet ancien Résistant qui a refusé les médailles, les honneurs, "Petit homme revenu à la paix comme on retourne au travail...". Tout en silence, en mots modestes, Pierre Frémaux n'a lâché que quelques bribes de son passé. Marcel garde sur le coeur ce rendez-vous manqué. (...) » - Ce que je sais de Vera Candida (Véronique Ovaldé) :
« Le dernier roman d'Ovaldé explose de vie, d'amour et d'exotisme, à l'instar des femmes qui y sont dépeintes. Car ce sont avant tout les femmes qui sont mises à l'honneur ici. Sur une île tropicale, étouffante, propice à tous les excès, Rose Bustamente, la première de cette lignée d'amazones, une ancienne prostituée reconvertie dans la pêche aux poissons volants, finira, sur le tard, par avoir une fille, Violette, dont le père, Geronimo, gangster richissime et mégalomane perché dans une villa énorme, niera à moitié l'existence. (...) » - Yanvalou pour Charlie (Lyonel Trouillot) :
« Yanvalou pour Charlie est un texte fort, écrit par un écrivain majeur de Haiti, Lyonel Trouillot. Le jour où le vieux Gédéon, son confident et ami, décède au village, Mathurin Dieutor, 15 ans, prend la route pour Port-au Prince, abandonnant en pleurs Anne, son premier amour. Après de brillantes études de droit, Mathurin D. Saint Fort, jeune avocat prometteur et ambitieux, a de beaux jours devant lui au cabinet de Maître Bayard, jusqu'au jour où le passé qu'il croyait avoir tué, resurgit sous la forme d'un jeune adolescent, Charlie, venu chercher protection auprès de "Dieutor". (...) » - Les matins de Jénine (Susan Abulhawa) :
« Comme son père, et le père de son père, Hassan vit de la culture de ses champs d'oliviers dans le petit village de Ein Hod. Mais en 1948, lors du conflit qui suit la création de l'Etat d'Israël, Ein Hod est détruit et ses habitants conduits vers un camp de réfugiés. Commence alors, pour lui et pour sa famille, une longue descente aux enfers. (...) » - Rose, Sainte-Nitouche (Mary Wesley) :
« Devenue veuve, Rose nous raconte sa vie. Pour tout le monde, elle fut, cinquante ans durant, une épouse modèle. En réalité, elle mène, depuis toujours, une double vie : entre la sécurité (son mari, Ned) et le grand amour (Mylo), elle a tout simplement refusé de choisir. (...) » - La terre des affranchis (Liliana Lazar) :
« Quelle joie de rencontrer un nouvel auteur de grand talent, de découvrir un premier roman d'une telle maîtrise littéraire, aussi captivant et nourrissant qu'un roman de maître ! La terre des affranchis, c'est Slobozia, un petit village de Roumanie dont on nous dit d'entrée de jeu que son étymologie signifie "se libérer", "se délivrer"... Mais le véritable héros de ce livre, c'est un lac enfoui dans la forêt profonde qui environne le village... (...) » - Les aubes écarlates (Léonora Miano) :
« "Les aubes écarlates", troisième livre de Léonora Miano consacré à l'Afrique, après "L'intérieur de la nuit" et "Contours du jour qui vient", un cycle romanesque dans lequel on retrouve les mêmes personnages, mais dont chaque roman peut se lire séparément. Ayané, avec son amie, Aida, une jeune femme blanche, recueille les enfants meurtris par la guerre. Epa, un des enfants soldats, enrôlé de force par l'armée, est parvenu à s'échapper. (...) » - Ordalie (Cecile Ladjali) :
« Troublante et diablement intéressante la façon dont Cécile Ladjali nous raconte le destin de deux grandes figures de la littérature de langue allemande, Ingebor Bachmann et Paul Célan, leur rencontre, leur liaison, ainsi que l'époque qui a vu s'épanouir leur talent. C'est sous le couvert de la fiction que nous sommes invités à les découvrir, à travers les yeux d'un narrateur qui semble, lui, tout à fait inventé (mais sait-on jamais?), Zakharian, ou plutôt Zak, le cousin de Ilse, double de la célèbre écrivain autrichienne. (...) » - Le trône du paon (Sujit Saraf) :
« Sujit Saraf signe avec ce pavé de 800 pages un premier roman. Il a vécu, dans sa jeunesse, à Chandni Chowk, là où se déroule ce récit polyphonique. Chandni Chowk, c'est le plus grand marché de Delhi. Au pied du Fort Rouge, symbole de l'Etat indien, s'étend ce quartier du vieux Delhi, ramification de ruelles, grouillant de marchands, de petits ateliers, une myriade d'échoppes ou de simples stands. S'y mélangent les différentes communautés, sikhs, hindous, musulmans; on y trouve la plus grande mosquée de la ville. (...) » - Loin des bras (Metin Arditi) :
« L'Institut Alderson, en Suisse, est un pensionnat huppé pour gosses de riches. Lors de cette rentrée, il traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire. L'inquiétude règne parmi les professeurs. Au cours de ces quatre mois de crise, de septembre à décembre 1959, le lecteur découvre les différents acteurs de ce théâtre, les secrets et les blessures de chacun : le déshonneur de l'ancien collabo, pour un autre, le vice du jeu, la lâcheté pour un troisième, l'injustice, le deuil... Les frustrations, les regrets, les déceptions, les ambitions des uns et des autres se dévoilent peu à peu. (...) » - La double vie d'Irina (Lionel Shriver) :
« Irina, femme de Lawrence, se laissera-t-elle aller, alors qu'elle en a terriblement envie et lui aussi, à embrasser Ramsey, mari de Jude, un soir d'été où ils se retrouvent seuls pour fêter l'anniversaire de Ramsey ? Si elle choisit l'aventure, la passion, tout s'enchaînera: Ramsey est un célèbre joueur de snooker, Irina quittera sa vie ordinaire, prendra de l'assurance face à sa famille, à son travail mais devra quitter Lawrence auquel elle tient beaucoup. (...) »