39 rue Marie - Henriette à 5000 Namur
A voir absolument pour tous ceux qui se posent cette question :
Si vous avez réellement envie d’entendre cette histoire, la première chose que vous voudrez sans doute savoir, c’est : “Qui est Harry White ?”
En refusant d’être défini par les autres, il se raconte. Ce qu’il cherche, c’est surtout à échapper à lui-même, à se fausser compagnie.
HARRY WHITE est l’autoportrait hallucinant de la condition humaine contemporaine. Oublié de Dieu, désespéré et harcelé par des ombres menaçantes, il est à lui seul une mise en abîme absolument saisissante et fascinante de nos comportements.
En s’introduisant dans une société sclérosée de pourrissement existentiel, l’histoire d’Harry Wite montre comment la mécanique de l’american dream, sans mur et sans frontière, pervertit notre innocence et nous érige dans l’avenir d’un monde désenchanté !
Ce spectacle crépusculaire est une prophétie, une fable d’anticipation, une mise en garde politique d’une grande nécessité. Curieusement, c’est aussi une comédie dérangeante, car tel un prestidigitateur, il est troublant d’assister à une mise à mort “tellement en Vie”.
C’est dire qu’Harry White est aussi, au-delà des apparences, un vaudeville, une tragédie comique, sans choeur, une Odyssée qui place irrémédiablement chacun de soi en porte-à-faux avec la conscience de maîtriser sa vie ou du moins celle que chacun le croit.
Dans ce récit, sorte d’hooliganisme créatif, la mascarade caustique nous rappelle que dans le fond, rien n’est jamais acquis et que les “possibles” sont toujours en devenir.
Aussi Harry White a la vertu de préserver, de rallumer toutes les énergies de notre foi en l’humanité ou à habiter autrement le monde.